Bonjour à tous ! Je suis Thomas Veldkamp et je suis ravi de vous retrouver avec Footnotes, votre compagnon de route pour éclairer un monde complexe.
NOTA BENE | Par Yassine El Maimouni
Thomas Veldkamp est rédacteur en chef de Footnotes. Rédigé par Yassine El Maimouni, étudiant à HEC Paris et Sciences Po, après une licence en économie et politiques publiques à Sciences Po Paris et à l’Université de Californie, Berkeley. Il a été assistant de recherche à Stanford University et a effectué plusieurs stages en banque.
“L’Europe perdra le contrôle de l’élément le plus fondamental de son économie : sa monnaie”, alertent en janvier 68 économistes, dont Thomas Piketty, dans une lettre ouverte relayée par le Financial Times.
Ils redoutent la dépendance européenne aux services de paiement numériques nord-américains et plaident pour un euro numérique.
Cette prise de position intervient alors que le projet d’euro digital est entré dans une phase décisive.
Visant une mise en circulation en 2029, la Banque centrale européenne (BCE) coordonne la préparation du dispositif.
Le temps presse pour l’UE :
En 2024, plus de 65% des paiements par carte dans la zone euro transitent par des réseaux non-européens, principalement Visa et Mastercard.
Les stablecoins adossés au dollar représentent plus de 150 milliards de dollars d’encours, renforçant indirectement l’usage international de la monnaie américaine.
Dans la zone euro, l’usage des espèces recule rapidement :
La part des paiements en cash est passée sous les 50% en Allemagne, et même sous les 40% en France.
À mesure que le cash disparaît, l’accès à la monnaie publique dépend davantage d’infrastructures privées, aujourd’hui majoritairement américaines.
Dans ce contexte, l’euro numérique ne relève pas d’une simple innovation numérique mais répond à des enjeux d’indépendance et de souveraineté.
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